dimanche 5 octobre 2008

La vigne dans le Haut-Allier

J'étais, à la fin du mois dernier, invitée à exposer mes quelques dessins dans le cadre du salon de l'habitat à Langeac.
J'ai, pour cette occasion, rassemblé des textes concernant la vigne en Haut-Allier et les fameuses cabanes. Source : pays d'Art et d'Histoire, remerciements à Maryline:-)



L’implantation et l’extension d’un vignoble auvergnat remonterait au Moyen Age avec la multiplication des monastères désireux de produire le vin de messe. Les seigneurs, eux aussi, font cultiver autour de leur château des parcelles de taille variable.
C’est à partir de la Révolution que la culture de la vigne trouve un nouvel élan sur l’ensemble du territoire national, en raison d’une nouvelle répartition des parcelles.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le nombre de ceps ne va cesser de croître là où la vigne peut s’implanter.
Dans le canton de Langeac, on passe de 382 ha en 1813 à 6885 en 1880.
L’arrêt de cette expansion est brutal, en raison bien sûr du phylloxéra arrivant aux portes de la Haute-Loire en 1878, mais aussi de la guerre de 1914-1918 qui vide les campagnes de ses hommes.

Les tzabones
Elément emblématique du passé viticole, les «tzabones» ou tonnes de vigne, sont ces petites constructions qui fleurissent dans le paysage.
Cette petite cabane de vigne, habitat secondaire et temporaire du vigneron, sert à entreposer un peu de matériel et à s’abriter en cas d’intempérie. Certains vignerons, souvent trop loin de leur maison, peuvent y prendre leur repas et se réchauffer.
Le vigneron a quelquefois enrichit sa cabane d’arbres fruitiers, d’un jardin potager et d’un puits attenant. Les cabanes de vignes sont, en effet, un lieu important de sociabilité et d’échanges. Bien souvent les vignerons, leurs familles et leurs amis s’y réunissaient les dimanche après la messe et les jours de fête.
L’architecture de cet édifice reprend les techniques et les matériaux des maisons de pays.

L’abri-pigeonnier
De plan quadrangulaire, on rencontre ce type de cabane de vigne sur l’ensemble du Haut-Allier. Comprenant deux niveaux et une toiture à une seule pente, elle comporte un pigeonnier à l’étage, accessible au moyen d’une échelle. Le premier niveau ne sert souvent qu’à entreposer du matériel.
Les raisons d’élever des pigeons sont variées. C’était tout d’abord l’assurance de se procurer pendant une partie de l’année de la viande. Mais surtout, on cherchait à les attirer parce qu’ils fournissaient l’engrais le plus fertilisant, la colombine ou fiente de pigeon qu’on récoltait dans les pigeonniers.
Afin de protéger les pigeons des carnassiers, des dispositifs sont établis pour empêcher l’escalade des murs : des enduits lisses, voire des corniches en pierre taillée.

L’entrée des pigeons se faisait par des fenêtres percées dans la partie supérieure des murs. Les ouvertures de la grille d’envol étaient prévues pour le passage des pigeons et empêcher celui des prédateurs.
Le mur dépasse la toiture sur trois côtés, créant ainsi à l’intention des pigeons une zone à l’abri des vents.

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