mardi 1 mai 2012
lundi 23 avril 2012
Les cimaises ont été installées, les cadres accrochés, centaures et corbeaux (et les autres) sont en place pendant tout le mois de mai.
"Un jour de 2006, Véronique Béné s'installe dans la vallée du Haut Allier, sur les hauteurs de Chanteuges, à deux pas de l’abbaye. De ce promontoire de basalte, premières loges rêvées pour admirer la nature et ses métamorphoses, elle renoue avec le silence et une sorte de monde enfoui. Elle se souvient, « Tant d’émotions naissaient en moi pour ce territoire et ses phénomènes, ses crues, ses crépuscules, ses animaux… que, petit à petit, tout un imaginaire est réapparu, celui des contes de mon enfance, des légendes : de vieilles images archétypales qui traversent l’inconscient collectif. Ces dernières refaisaient surface comme si elles avaient toujours été là, au creux de cette vallée ».
Pour donner forme à ses émotions, Véronique, « ne se considérant pas comme artiste », se contente tout d’abord de dessiner au soleil. Puis des créatures naissent sous ses plumes, ses pastels, ses pinceaux. Un centaure à poitrine humaine et à tête de cheval, hommage à l’animal altier ; un homme sauvage couvert de peaux de bêtes ; des « dieux rouges », échos des légendes celtes, dont la tête est un crâne de cerf… En fait, c’est toute une mythologie qui se fait jour, celle qui manque à labeauté du territoire, lequel « semble dépourvu d’imaginaire » autre que celui de la sanglante épopée de la bête du Gévaudan." Catherine David
dimanche 15 avril 2012
mardi 10 avril 2012
Exposition à partir du 21 avril
J'expose quelques uns de mes dessins au Café Grenouille, 2 place de la Halle, à Langeac. Un vernissage est prévu, avec un pot offert. Ce sera donc à l'heure de l'apéro, samedi 21 avril !
Soyez tous les bienvenus!
Soyez tous les bienvenus!
dimanche 1 avril 2012
dimanche 11 mars 2012
Romance de la lune lune
Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.
Fuis lune lune lune
Si jamais viennent les gitans
il feront avec ton âme
des colliers d'argent des bijoux clinquants.
…Tu me reviens comme une chanson, Federico Garcia Lorca, chaque fois que la lune est pleine.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.
Fuis lune lune lune
Si jamais viennent les gitans
il feront avec ton âme
des colliers d'argent des bijoux clinquants.
…Tu me reviens comme une chanson, Federico Garcia Lorca, chaque fois que la lune est pleine.
Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.
lundi 13 février 2012
lundi 6 février 2012
Au viaduc des Fades
Il y a longtemps que je n'ai revu le géant de fer et pierre. On le dit bien malade, son tablier bouffé par la rouille, là-haut, à 132 mètres au dessus de la Sioule.
Je plante là ma créature, passeur d'enfant, entre Drac des légendes et Christophore, corps de percheron et crinière romantique.
Je plante là ma créature, passeur d'enfant, entre Drac des légendes et Christophore, corps de percheron et crinière romantique.
mardi 24 janvier 2012
dimanche 22 janvier 2012
dimanche 15 janvier 2012
vendredi 13 janvier 2012
jeudi 12 janvier 2012
marche d'hiver
Quelques jours de marche depuis la Comté, puis le Livradois et le Forez, sous bruine ou grand soleil à travers bois et plateau, arpentant inlassablement cet espace de terre et de ciel qui a pour nom Massif Central…
Parfois le pas s'immobilise, pour un rapide dessin au détour d'une sente d'une route. C'est pour un visage, un paysage ou une lumière, peut-être une église, une fontaine.
C'est pour le bonheur assurément d'être là dans un présent parfait. Un présent fait d'air et de rencontres, de milles détails que l'œil caresse et déguste, gourmand.

Le visage des amis avec leur sourire, la feuille que la neige a saupoudré comme un sucre, la mousse des bois, les brumes. Et puis ce grand dévalement du paysage qui vous porte, par les monts, par les bois, par l'étoile qui s'allume au ciel, et tant d'espace surtout, tant d'espace partout tout autour de soi!
Parfois le pas s'immobilise, pour un rapide dessin au détour d'une sente d'une route. C'est pour un visage, un paysage ou une lumière, peut-être une église, une fontaine.
C'est pour le bonheur assurément d'être là dans un présent parfait. Un présent fait d'air et de rencontres, de milles détails que l'œil caresse et déguste, gourmand.

Le visage des amis avec leur sourire, la feuille que la neige a saupoudré comme un sucre, la mousse des bois, les brumes. Et puis ce grand dévalement du paysage qui vous porte, par les monts, par les bois, par l'étoile qui s'allume au ciel, et tant d'espace surtout, tant d'espace partout tout autour de soi!
mardi 3 janvier 2012
La poésie pour seul viatique qui vaille…
«Les gens passent tous les jours dans des lieux qui se banalisent… ils ne les voient plus. La présence de mes images réactive les lieux, leur donne une étrangeté.»
Enerst Pignon Ernest (sur France-Culture, l'autre jour)
vendredi 30 décembre 2011
mercredi 28 décembre 2011
Le don du jaguar
Dans le "Cru et le cuit", Claude Lévi-Strauss décrit ce mythe des indiens d'Amazonie centrale qui fait du Jaguar celui qui donna le secret du feu à un tout jeune homme, qu'il découvre mourant de faim et de faiblesse dans la forêt. Ce jeune homme le transmettra ensuite à l'espèce humaine, avec la technique de la chasse (l'arc et les flèches).
Me souvenant de ce "don du jaguar", j'ai griffonné sur un vieux livre ce projet d'illustration : un arbre immense, le tout petit coin en bas à droite du dessin seulement éclairé par le brandon que l'animal tient dans sa gueule.
Me souvenant de ce "don du jaguar", j'ai griffonné sur un vieux livre ce projet d'illustration : un arbre immense, le tout petit coin en bas à droite du dessin seulement éclairé par le brandon que l'animal tient dans sa gueule.
Musée national d'Antropologie, Mexico City.
Par Rosemanios. samedi 24 décembre 2011
L'Homme est-il un prédateur ou une proie?
Parfois je me demande si l'homme est vraiment au fond de son être le super-prédateur qu'il voudrait, jusqu'au délire comme l'ont posé en théorie toute puissante les Nazis et leurs «penseurs»… Est-ce que tout cet orgueil devant la nature n'est pas fait pour oublier qu'à l'origine, il fut une proie pour les bêtes mieux armées de dents, de muscles que lui-même.
Et si seul ce souvenir atroce expliquait sa peur constante, peur de manquer, peur d'être dépossédé, cette nécessité dans laquelle il est d'accumuler pour se rassurer sans cesse.
Un prédateur ne se soucie pas d'accumulation : il a faim il choisit une proie la dévore et puis s'endort… Mais l'homme vit dans cette inquiétude permanente, celle des proies, sans cesse aux aguets, peur d'être bouffé par : sa femme, les voisins, le patron le collègue l'étranger… Il est capable d'accumuler comme l'avare, mais aussi comme le très riche qui même prodigue, ne saurait consommer sa fortune, cette fortune qui fait des zéros sur des relevés de compte qu'il ne regarde plus.
Vertige basaltique 1
vendredi 23 décembre 2011
Traversée de l'Allier : dessin
lundi 19 décembre 2011
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