mardi 26 mars 2013
dimanche 24 mars 2013
dimanche 3 mars 2013
jeudi 28 février 2013
jeudi 21 février 2013
"Par le biais de la fiction, l'espace se fait alors pour elle paysage. Mais son rapport paysan à la nature n'en change pas pour autant. Exclusivement nocturne, sa sensibilité paysagère de lectrice s'avère en effet comme désaccouplée de celle de l'habitante du Mazel qu'elle demeure — l'Emma diurne."
Martin de la soudière "Poétique du village"
Martin de la soudière "Poétique du village"
mardi 19 février 2013
mercredi 30 janvier 2013
Promenade
J'irai marquant mes pas dans la boue des sentiers / j'irai le vague au cœur, pendant qu'à l'horizon / s'écriront ces mots mêmes dont sont faites les chansons / j'appliquerai mon corps pour mesurer la terre : le compas de mes jambes, la boussole de mon âme, traçant ce bel algèbre à travers la campagne / je rentrerai, dans la paume des mains gravée, la carte des forêts la carte des chemins / je rentrerai, portant encore sur moi / l'odeur ce ce vent / qui joua sa musique au creux du bois des pins / qui a soufflé la neige, qui a séché l'averse et puis accompagné le vol du milan / j'en aurai la musique, j'en aurai le parfum, j'aurai de la rivière l'éclat de son soleil.
mardi 29 janvier 2013
samedi 12 janvier 2013
La floraison du lierre
Le temps encore assez doux pour une balade, un croquis… Le lierre était sur le chemin, colonisant avec enthousiasme une ancienne traverse de chemin de fer mise à la verticale pour devenir entrée de champ; et puis de retour dans la cour j'ai voulu profiter de la dernière éclaircie…
lundi 24 décembre 2012
jeudi 20 décembre 2012
vendredi 23 novembre 2012
Minotaures
![]() |
| à gauche : Minotaure, montage de THian ; à droite, photo reportage dans National Géographic. |
J'entame une série autour des hybrides, des minotaures.
Reviendront les dieux rouges à tête d'animaux morts et de nombreux massacres et hécatombes, le premier signifiant en terme de vénerie :
− tête d'un cervidé (cerf, chevreuil, daim) séparée du corps et placée sur la peau de l'animal pendant la curée.
− tête naturalisée ou dépouillée d'un animal, conservée comme trophée ou utilisée comme ornement.Et le deuxième, le massacre (au sens de tuerie cette fois-ci) de 100 bœufs pour un sacrifice religieux.
"... quand des dieux de sang vouloient en sacrifices Des troupeaux innocents les sanglantes prémices, Dans leurs temples cruels, De cent taureaux choisis on formoit l'hécatombe, Et l'agneau sans souillure, ou la blanche colombe Engraissoient leurs autels. Lamart., Médit.,1820, p. 95."
dimanche 4 novembre 2012
mardi 30 octobre 2012
dimanche 21 octobre 2012
Après-midi d'octobre : pont sur la Desges
Le vent d'autan amène une chaleur étrange, ses rafales sont moins insistantes en fond de vallée, à l'abri du pont ; la Desges charrie des feuilles mortes comme autant de radeaux d'or dans ses eaux couleur de thé.
De petites vallées bordant la Margeride : vers Pébrac
Puis j'ai reçu ce texte en commentaire :
Paysage
Il est d'une beauté grave, inquiétante. Je le traverse car je crains qu'il ne m'engouffre dans le destin de vieux bonhommes solitaires, habillés de velours.
Ils stationnent, guettant, au seuil d’amples maisons aux tuiles racornies, observant d'un œil noir les étrangers passant, d’un regard lointain.
Il y eut de grands âges où les pentes vivaient parcourues de charrois et d’amples chemineaux.
Les villages sont infimes, accrochés aux chemins s’en allant vers les cimes tremblants sous le soleil.
Une austère abbaye accroche le versant, une sorte de gardienne muraillée de silence. Ses jardinets sont morts, les appentis ruinés par les ronces malignes.
Elle me toise fantasque, moi qui vais sur sa route.
Tout à l’heure dans l’ombre, au fond d’une pâture j’écouterai les pierres qui roulent sous la Desge, cantique infatigable qui file vers la mer.
Sur les noirs horizons, je pressens le couchant dans un air immobile. Les choses s’engourdissent, sous les courbes de l’ombre les bêtes s’assoupissent.
Une nuit pastorale où tournent les étoiles, elles piquettent l’endroit de mille aventures.
L’univers se délie au sein d’une montagne en nourrissant les sources qui percolent les heures, et les hommes demeurent au châlit de l’enfer charpenté dans le bois de ces frustres essarts.
Un temps de mansuétude
Et le libre marcheur le dos contre la roche, s’assoupit d’un regard sous l’amble de la lune. Mais au fil des heures les rêves s’en viendront bercés d’acrimonies
Un calme monotone, les coqs incertains, au pressenti de l’aube, s’interpelleront alors en fines résonances rassemblant les vallées.
Et la nuit cristallise la quiétude des gens pour affronter le jour.
Viendront l’aube pérenne, la levée des brouillards et la course millénaire de l’ombre sur l’adret…
Tout a l’heure, dans la rosée du ciel je gravirai la pente qui mène aux en hauts, le chemin de l’estrade, la petite croix de fer qui scinde le chemin…
Je me disais toujours, quand mes parents vont mourir, irrémédiablement je commencerai moi aussi la course vers la vallée.
Ce vieux calvaire.
Combien de fois dans ces nuits orageuses qui canonnent les fonds, la foudre a voulu le terrasser ?
J’imagine l’éclair illuminer l’endroit éclatant de photons :
Un cliché de fureur écrêtant les pinèdes, les genêts éblouis, la striure de l’averse.
La pluie, la course des saisons…
Et ma vie qui s’écoule comme une poignée de sable.
Le rythme d’un prélude sous un grand ciel d’étiage, l’étale d’un instant à ourdir la suite.
Des fils qui s’échappent , le rire des enfants sur leurs petites jambes.
S’apercevoir alors des merveilles absurdes que furent nos minutes :
Ces anciennes images rangées dans un tiroir, ces captures fugaces aux couleurs abîmées
De petites vallées bordant la Margeride : vers Pébrac
Puis j'ai reçu ce texte en commentaire :
Paysage
Il est d'une beauté grave, inquiétante. Je le traverse car je crains qu'il ne m'engouffre dans le destin de vieux bonhommes solitaires, habillés de velours.
Ils stationnent, guettant, au seuil d’amples maisons aux tuiles racornies, observant d'un œil noir les étrangers passant, d’un regard lointain.
Il y eut de grands âges où les pentes vivaient parcourues de charrois et d’amples chemineaux.
Les villages sont infimes, accrochés aux chemins s’en allant vers les cimes tremblants sous le soleil.
Une austère abbaye accroche le versant, une sorte de gardienne muraillée de silence. Ses jardinets sont morts, les appentis ruinés par les ronces malignes.
Elle me toise fantasque, moi qui vais sur sa route.
Tout à l’heure dans l’ombre, au fond d’une pâture j’écouterai les pierres qui roulent sous la Desge, cantique infatigable qui file vers la mer.
Sur les noirs horizons, je pressens le couchant dans un air immobile. Les choses s’engourdissent, sous les courbes de l’ombre les bêtes s’assoupissent.
Une nuit pastorale où tournent les étoiles, elles piquettent l’endroit de mille aventures.
L’univers se délie au sein d’une montagne en nourrissant les sources qui percolent les heures, et les hommes demeurent au châlit de l’enfer charpenté dans le bois de ces frustres essarts.
Un temps de mansuétude
Et le libre marcheur le dos contre la roche, s’assoupit d’un regard sous l’amble de la lune. Mais au fil des heures les rêves s’en viendront bercés d’acrimonies
Un calme monotone, les coqs incertains, au pressenti de l’aube, s’interpelleront alors en fines résonances rassemblant les vallées.
Et la nuit cristallise la quiétude des gens pour affronter le jour.
Viendront l’aube pérenne, la levée des brouillards et la course millénaire de l’ombre sur l’adret…
Tout a l’heure, dans la rosée du ciel je gravirai la pente qui mène aux en hauts, le chemin de l’estrade, la petite croix de fer qui scinde le chemin…
Je me disais toujours, quand mes parents vont mourir, irrémédiablement je commencerai moi aussi la course vers la vallée.
Ce vieux calvaire.
Combien de fois dans ces nuits orageuses qui canonnent les fonds, la foudre a voulu le terrasser ?
J’imagine l’éclair illuminer l’endroit éclatant de photons :
Un cliché de fureur écrêtant les pinèdes, les genêts éblouis, la striure de l’averse.
La pluie, la course des saisons…
Et ma vie qui s’écoule comme une poignée de sable.
Le rythme d’un prélude sous un grand ciel d’étiage, l’étale d’un instant à ourdir la suite.
Des fils qui s’échappent , le rire des enfants sur leurs petites jambes.
S’apercevoir alors des merveilles absurdes que furent nos minutes :
Ces anciennes images rangées dans un tiroir, ces captures fugaces aux couleurs abîmées
vendredi 12 octobre 2012
lundi 8 octobre 2012
dimanche 23 septembre 2012
admonition*
"…de la main, il invite à regarder"
"Un des signes les plus puissants et les plus explicites que l'on rencontre dans la peinture classique ; précisément l'étude du geste-qui-désigne : l'index pointé.[…] Le geste de l'index était si remarquable, si chargé de sens pour Léonard qu'il est devenu avec lui une sorte de geste pur, appelant à l'attention devant le mystère. Ce qui le constituait en symbole théophanique."
André Chastel, le geste dans l'art
*de admoneo, "avertir"
"Un des signes les plus puissants et les plus explicites que l'on rencontre dans la peinture classique ; précisément l'étude du geste-qui-désigne : l'index pointé.[…] Le geste de l'index était si remarquable, si chargé de sens pour Léonard qu'il est devenu avec lui une sorte de geste pur, appelant à l'attention devant le mystère. Ce qui le constituait en symbole théophanique."
André Chastel, le geste dans l'art
*de admoneo, "avertir"
samedi 22 septembre 2012
L'Allier, cet après-midi, couleur d'encre.
aquarelle/crayon sur papier ancien, rehaut de gouache.
Où l'on voit la coulée magnifique, la grotte qui se cache en son centre, la plage où je me baigne l'été et dans l'eau noire, l'écume blanche du radier.
Hier au matin, c'est aussi là que j'ai vu le martin-pécheur : un éclat de turquoise et d'orange dans le soleil !
Où l'on voit la coulée magnifique, la grotte qui se cache en son centre, la plage où je me baigne l'été et dans l'eau noire, l'écume blanche du radier.
Hier au matin, c'est aussi là que j'ai vu le martin-pécheur : un éclat de turquoise et d'orange dans le soleil !
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