vendredi 7 mai 2010

mercredi 28 avril 2010

l'atelier


«
Voilà donc ce que certains hommes seuls sentent, et dès lors leur vie est tracée... Ils doivent ouvrir un atelier, et y prendre en réparation le monde, le monde par fragments, comme il leur vient. »
Francis Ponge


F. Ponge qui disait aussi :«[r]abaisser les puissants m'intéresse moins que glorifier les humbles »









Maison, au Puy-en-Velay.

Encres acrylique sur tirage photo

lundi 26 avril 2010

Bord de route

J'ai vu l'arbre hier, sur le bord de la route qui mène de Saint-Arcons à Siaugues-Sainte-Marie et plus loin, au-dessus de Saint-Bérain, une autre rencontre, que la vision de cet arbre inquiétant aurait pu laisser présager, un macabre trophée, le cadavre d'un voleur de poules exposé pour l'exemple aux barbelés du pré et qui semblait vivre encore, non seulement de toute la vermine qui dévorait sa dépouille, mais d'un cri silencieux, d'une marche immobile… (à suivre)

jeudi 22 avril 2010

Il neige des fleurs (vallée de la Desges)

Ce soir je suis allée m'asseoir, au dessus de la Desges, le long d'une haie de pommiers. C'était à cette heure du soir où l'air est encore empli du bourdonnement des abeilles venues butiner leurs fleurs. Et puis soudain, un vent se lève et c'est une neige de pétales sur le pré!

mercredi 21 avril 2010

La bande dessinée à Langeac, c'est ce week-end!

La première planche est bien avancée et je la montrerai au festival de Langeac cette fin de semaine avec le chaval+ aussi.


samedi 17 avril 2010

une balade autour de Chanteuges

Voici la description d'une petite balade que je fais souvent, mon parcours de jogging, en fait, celui qui me fracasse le moins les jambes :-). Cliquez sur la petite flèche à gauche et c'est parti.

dimanche 4 avril 2010

samedi 3 avril 2010

Petite fille au bord d'Allier [la centauresse de Prades]


Il manque les oiseaux autour de la roche et sans doute quelques ombres dans la cabane, mais ce sera pour la prochaine étape!

samedi 27 mars 2010

La centauresse de Prades

J'ai commencé à bien travailler sur cette planche.

À Prades, on racontait aux enfants cette histoire afin de les éloigner de la rivière : un cheval très blanc et très doux laissait les minots monter sur son dos et ce dos s'agrandissait au fur et à mesure pour porter toujours plus d'enfants. Mais c'était un cheval diabolique et lorsque tous les enfants étaient montés, il partait les noyer à la rivière. Cette histoire se raconte un peu partout en Auvergne… les rivières y sont traitresses…
J'ai, quant à moi, voulu y méler une centauresse. Il n'est pas sûr d'ailleurs qu'elle ait l'intention de noyer la fillette. Comme tous ceux de son espèce, elle incarne aussi la sagesse et le voyage sur l'eau "into the wild" sera initiatique, pas mortel.
…à suivre.

et ci-dessous, l'histoire telle qu'elle est racontée, en Oc et du côté de Molompize, dans le Cantal.

Lo Chaval-Drac
Un jorn, dels enfants jogavon a la barra prèp de Molompisa. Un gente chaval blanc passa davant z-elses e s'arrèsta tot en les engaitar d'un biais complasent. Un dels enfants, mai ardit que les altres, salta sobre lo chaval que se bòta de genolhons per lo laissar montar. Un altre dròlle sèg lo primièr, tostes mònton en cropa pendent que l'eschina de la bèstia s'estira, s'estira que s'estiraràs... Lo Drac prend alèra sa corsa e galòpa vèrs V-Alanhon.
_ « Vos vase totses ennejar, diguèt lo Drac.
_ Senhatz-vos viste, les enfants, creidèt una vièlha femna que z-aviá vist lo manètge. Vos vai ennejar ; quò's lo Drac ! »
Les enfants esglasiats se senhon e se retròbon sobre lors pès a una lèga de Molompisa. Lo Drac s'èra avalit...

dimanche 21 mars 2010

mardi 23 février 2010

Trois jours en blanc, d'Issoire à Allègre

Faites comme nous, déplacez-vous sur la carte, quelques souvenirs reviendront à la surface de l'écran.
Et pour voir l'animation à sa taille réelle, cliquez ici.

mercredi 17 février 2010

lundi 1 février 2010

dimanche 24 janvier 2010

Bonheurs

J'éprouve ici, chaque jour ou presque, des bonheurs singuliers.
Par exemple : à la sortie de Reilhac une espèce de jardinet au milieu des parcelles cultivées. Le voir depuis la route, avec son cabanon, son noyer, ses rangées de choux, à chaque fois me comble de joie, petit monde tenant tête à l'uniformité des champs de maïs… Rencontrer les enfants Martin qui promènent leurs deux chèvres naines par le pays, est aussi un pur moment de bonheur (les entendre glousser, courir après les petites bêtes au front bas). C'est parfois simplement le soleil, la lumière, l'ombre que fait un oiseau sur la route.

Dresser des listes de bonheurs singuliers. Et bien l'écrire au pluriel, de peur qu'il ne fuit.

Alors BQ m'écrit "gardons les singuliers… comme pour loisir car quand ces trucs s'écrivent avec un S ils deviennent pluriel… Non à vrai dire c'est parce qu'à chaque fois bien que singulier singuliers qu'ils se raccrochent à d'autres - sinon comment les reconnaîtrions nous * ? - qui paradoxalement participe d'un tout unique, comme une mer première !"

… Et pourtant… Est-ce parce que je me fiche de la mer(e) première — comme justement de ma… première chemise? et que je préfère penser aux milliards d'animalcules qui finiront bien, à eux tous, inexorablement, par façonner un univers, et que je me méfie du Tout unique, comme je me méfie des pensées uniques ou du tout à 10 francs, et bien que je sache que l'Otium originel s'est terriblement dégradé dans la civilisation dite des loisirs, voilà que je tiens plus que jamais aux bonheurs singuliers, qui doivent pouvoir être une infinité. Mais oserait-on parler d'un bonheur infini, je veux dire sérieusement?

lutin endormi 2