vendredi 27 mars 2009

Une vidéo qui montre le pays…


Vivre ici from cc langeadois on Vimeo.
…et qui peut donner envie!
Raymond le dit bien : "il y a de la place pour tout le monde!"

mercredi 25 mars 2009

Pour feuilleter le livre de la Maison de pierre en grand, cliquez ici

mardi 3 mars 2009

La nuit de Chanteuges (III)


Mine de plomb et photos d'arbres (dans le grand cahier de Louis)

lundi 9 février 2009

poisson vole… (état préparatoire I)















Les exocets vivent normalement dans les mers chaudes… celui-ci fait plutôt partie de la grande saga des Remontants et pourrait finir sa vie au creux d'un bras, d'une épaule…

jeudi 5 février 2009

Diaporama : "petites notes du froid pays"


Cliquez sur les flèches à droite pour visualiser l'ensemble des notes…

jeudi 29 janvier 2009

Voyages

Non seulement le soleil brille à tout va, dans un azur de porcelaine, mais en plus j'ai trouvé :
1- au courriel du matin, un mot de jgf, m'incitant à regarder du côté de ce blog, RandoSpirit.
2 - et comme si ça ne suffisait pas, en rêves de voyages, deux reines du Grand chemin passaient aujourd'hui par Chanteuges, deux Jacquaires en route pour le Champ de l'étoile, silhouettes fines qui parcoureront tout l'hiver les sentiers de Margeride, du Lot, des Pyrénées…

vendredi 23 janvier 2009

La légende du lièvre

Il existe une légende d'un lièvre géant qui courait de nuit sur la montagne ardéchoise. Le plomb du chasseur ne pouvait l'atteindre. Si on le poursuivait, il vous égarait dans les landes, où il s'éloignait doucement en perdant de sa taille et disparaissait tout à coup, sans que vous puissiez découvrir sa retraite.

Dans Contes et légendes du plateau ardéchois, Jean-Marc Gardès, éd. La fontaine de Silbé.



Mais celui-ci, je l'avais dessiné en pensant au rives de la Sioule, lorqu'elle est en ses gorges…

mardi 20 janvier 2009


A l'heure où la ligne Clermont-Nîmes semble pour certains vouée à disparaître, je retrouve avec émotion sur le blog de BQ les pages de ce dépliant d'un autre siècle que j'avais réalisé pour Chamina alors que j'étais encore lycéenne (émotion sans nostalgie, car comme le dit Bernard, nos désirs, nos envies demeurent et depuis ces années 70 qui ont vu notre rencontre, nous n'avons pas changé, sinon par plus de plénitude et de profondeur dans notre amitié).
Emotion donc, à voir cette ligne verte du Cévenol tracer son axe Nord-Sud à travers le Massif, l'inventant alors pour moi pour la première fois, en promesses de voyages.
Oh le chapelet de ses étapes, lorsque je l'entendis ensuite, égrenné sur le quai de la Gare de Lyon par un contrôleur à l'accent lozérien et que j'en avais presque les larmes aux yeux dans mon exil doré au beau milieu de la Grande Ville. Arvant, Brioude, Langeac, Langogne, Villefort et la Bastide Puy-Laurent, où nous nous retrouvâmes Jano et moi pour notre premier voyage à vélo, hautes terres, mais inconnues, de peu de poids et surtout sans rentabilité vues des bureaux nationaux de la SNCF, Grand'Combe-Lapize, Alès et Nîmes, vous les villes-mots de ce poème qu'on dit encore tous les jours sur les quais de Gare, pour combien de temps ? Pour combien de temps, la présence pluriquotidienne du petit train aux cent tunnels comme une maquette dans la vallée, côtoyant le fleuve en ses radiers, en ses rocs, en ses oiseaux et circonvoluant au Bout du Monde ?
en savoir plus > http://traincevenol.free.fr/pages/sommaire.htm

30 ans plus tard, photos de la manif du 29 novembre 2008, à Langeac, pour le maintien de la ligne Paris-Nîmes

mardi 13 janvier 2009

Chemins d'hiver

Vers Pinols…


…ou sur le Mezenc…

Froidure

Vu hier une grande troupe de cormorans traverser la vallée.
Les étangs sont gelés, les proies se font rares dans la froidure de l'hiver.

vendredi 26 décembre 2008

Les remontants














C’est par le goût et l’odeur de l’eau que les saumons retrouvent leur rivière natale ; mais c’est le petit peuple des Remontants qui les guide dans les passes à poissons que les hommes ont installées le long des barrages.









crayon
avec rehauts de gouache
sur le grand cahier de Louis.

dimanche 7 décembre 2008

La dernière vigne

C'était la dernière vigne de Chanteuges. J'y suis monté l'autre jour avec Roger, sur la colline de Parou. Bien tournée au sud, abritée du vent du nord, c'est une longue bande de terre sombre plantée de ceps plus que centenaires pour une partie d'entre eux. Il a déjà déplanté les échalas, il n'y aura plus de vendanges. De celles que suivaient des tablées joyeuses dans la grange, des visions de gamins s'amusant à fouler le raisin de leurs pieds nus. Sur la colline, il me montre les terrains qui portaient la vigne, avant… presque toute la colline en fait, et aussi les chambées qui montent à l'assaut du rocher de Chanteuges et les terrains au-dessus de la voie ferrée. Chaque famille avait sa vigne, travaillée à la pioche, puis à la fraise ensuite, avec la mécanisation. Il a vu son grand-père porter le fumier dans sa hotte, sur des terrains accrochés à la pente, au dessus de Tatevin. Il me montre aussi le banc où Marie-Jo et lui s'asseyaient après le boulot, pour casser la croûte, avec devant eux ce paysage magnifique de la vallée de l'Allier, qui emmène le regard le long de la rivière puis de colline en orgues basaltiques jusqu'à la cime de la Durande.




vendredi 14 novembre 2008

Nuit bleue



















Lee Miller, photographiée en 1930.
un modèle pour la nuit?


La nuit bleue, c'est la nuit de pleine lune…

samedi 8 novembre 2008

Automne

La torche vive des fayards s'est allumée dans la vallée, faisant paraître l'ombre plus dense, qui s'assoupit dans les combes. La montagne, bête repue, se couvre d'un pelage fauve.

vendredi 7 novembre 2008

La nuit de Chanteuges


Au moyen Âge, la nuit revêt souvent "l'apparence d'un personnage allégorique qui se tient près du personnage principal. Ainsi dans la "Prière d'Isaïe", du Psaultier de Paris (xe siècle), Nyx apparaît sous les traits d'une femme revêtue d'une robe violette et portant un flambeau renversé. Au-dessus de sa tête auréolée de bleu nuit flotte un voile qui symbolise la voûte du ciel nocturne. Les couleurs manifestent la présence de la nuit qui au Moyen Âge n'est pas représentée en noir, mais en bleu. Un bleu foncé, mais un bleu qui se distingue nettement du noir. D'ailleurs n'utilise-t-on pas le terme "bleu nuit"? longtemps les tableaux pour représenter la nuit vont contenir des éléments symboliques. Dans une enluminure due au Maître des Heures de Boucicaut et à un collaborateur, Saint Christophe est représenté penché à la porte d'une maison, une lanterne à la main. Seuls la lanterne et le ciel étoilé suggèrent l'obscurité.
Depuis l'époque carolingienne, tous les miniaturistes placent la croix de la Crucifixion entre le soleil et la lune. La mise au tombeau des Très riches heures du Duc de Berry comporte un éclairage crépusculaire avec la lune. Le même manuscrit possède un splendide nocturne dans l'arrestation de Jésus avec un semis d'étoiles piquetant un ciel bleu pétrole et peut-être au-dessus de l'auréole du Christ une étoile filante qui remplace la lune.
Les nuées de la nuit constituent un premier essai pour matérialiser l'obscur. Elles apparaissent, cachant le soleil et la lue de part et d'autre de la croix lors de la Crucifixion dans plusieurs tableaux dus au Maître des Heures de Boucicaut.[…]…le peintre découvre l'ombre et ses vertus picturales et tend vers le réalisme en rendant le tableau plus sombre, en marquant les contrastes entre l'ombre et la lumière, en cachant ce que la nuit dissimule. Au XVe siècle, le Songe de Constantin, fragment de La Légende de la Croix, dû à Piero Della Francesca et une enluminure due au Maître du Livre du Cœur d'amour épris qui représente Amour remettant à Désir le cœur de René D'Anjou endormi illustrent bien ce propos. Dans les deux cas un dormeur portant un bonnet de nuit et, située dans le tableau, une source artificielle qui procure la lumière : un ange rayonnant vers Constantin, une veilleuse en bas sur la droite qui fourni un éclairage rasant."
Souce : La nuit au Moyen Âge , Jean Verdon

dimanche 5 octobre 2008

La vigne dans le Haut-Allier

J'étais, à la fin du mois dernier, invitée à exposer mes quelques dessins dans le cadre du salon de l'habitat à Langeac.
J'ai, pour cette occasion, rassemblé des textes concernant la vigne en Haut-Allier et les fameuses cabanes. Source : pays d'Art et d'Histoire, remerciements à Maryline:-)



L’implantation et l’extension d’un vignoble auvergnat remonterait au Moyen Age avec la multiplication des monastères désireux de produire le vin de messe. Les seigneurs, eux aussi, font cultiver autour de leur château des parcelles de taille variable.
C’est à partir de la Révolution que la culture de la vigne trouve un nouvel élan sur l’ensemble du territoire national, en raison d’une nouvelle répartition des parcelles.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le nombre de ceps ne va cesser de croître là où la vigne peut s’implanter.
Dans le canton de Langeac, on passe de 382 ha en 1813 à 6885 en 1880.
L’arrêt de cette expansion est brutal, en raison bien sûr du phylloxéra arrivant aux portes de la Haute-Loire en 1878, mais aussi de la guerre de 1914-1918 qui vide les campagnes de ses hommes.

Les tzabones
Elément emblématique du passé viticole, les «tzabones» ou tonnes de vigne, sont ces petites constructions qui fleurissent dans le paysage.
Cette petite cabane de vigne, habitat secondaire et temporaire du vigneron, sert à entreposer un peu de matériel et à s’abriter en cas d’intempérie. Certains vignerons, souvent trop loin de leur maison, peuvent y prendre leur repas et se réchauffer.
Le vigneron a quelquefois enrichit sa cabane d’arbres fruitiers, d’un jardin potager et d’un puits attenant. Les cabanes de vignes sont, en effet, un lieu important de sociabilité et d’échanges. Bien souvent les vignerons, leurs familles et leurs amis s’y réunissaient les dimanche après la messe et les jours de fête.
L’architecture de cet édifice reprend les techniques et les matériaux des maisons de pays.

L’abri-pigeonnier
De plan quadrangulaire, on rencontre ce type de cabane de vigne sur l’ensemble du Haut-Allier. Comprenant deux niveaux et une toiture à une seule pente, elle comporte un pigeonnier à l’étage, accessible au moyen d’une échelle. Le premier niveau ne sert souvent qu’à entreposer du matériel.
Les raisons d’élever des pigeons sont variées. C’était tout d’abord l’assurance de se procurer pendant une partie de l’année de la viande. Mais surtout, on cherchait à les attirer parce qu’ils fournissaient l’engrais le plus fertilisant, la colombine ou fiente de pigeon qu’on récoltait dans les pigeonniers.
Afin de protéger les pigeons des carnassiers, des dispositifs sont établis pour empêcher l’escalade des murs : des enduits lisses, voire des corniches en pierre taillée.

L’entrée des pigeons se faisait par des fenêtres percées dans la partie supérieure des murs. Les ouvertures de la grille d’envol étaient prévues pour le passage des pigeons et empêcher celui des prédateurs.
Le mur dépasse la toiture sur trois côtés, créant ainsi à l’intention des pigeons une zone à l’abri des vents.

La colline de Parou, soir d'été.


(huile 90cm x 64cm)